samedi 19 juillet 2014
Martial Raysse a réalisé cette œuvre appelée initialement Portrait de France en 1964.
Il s’agit du portrait de sa compagne du moment prénommée France.
Lorsqu’il se sépare de cette dernière, le tableau est rebaptisé : Nissa Bella, rendant hommage plus largement à un idéal de beauté féminin.
Il représente le visage, vu de face d’une jeune femme dont le regard soutenu fait écho à un autre portrait célébrissime : La Joconde.
On peut considérer que ce tableau épouse les règles traditionnelles de la peinture que ce soit dans le choix du cadrage, de la pose et des référents historiques. Néanmoins les choix chromatiques et la technique employée sont manifestement contemporains par l’utilisation de couleurs fluorescentes, agressives et répandues au vaporisateur.
Les couleurs principales sont le rouge et sa complémentaire le vert dont le contraste chaud \ froid est nettement délimité par les contours noirs obtenus par le report photographique.
Le visage de France est imprimé sur de la feutrine qui est elle-même colorée de vert et découpée selon la technique du shaped canvas (le support épouse la forme du sujet). Néanmoins Martial Raysse superpose cette forme sur un fond, une toile teintée de rouge, créant ainsi un effet de strates voire de fragments, alternant composition et décomposition.
Lorsque Martial Raysse réalise dans le châssis une découpe qui reproduit exactement la courbure du visage dans l’ombre portée, il crée une dimension supplémentaire et questionne la notion de profondeur sans la représenter en se servant d’une mise à plat graphique, schématique, voire simplificatrice.
L’épaisseur en peinture n’est plus une illusion mais une réalité : la réalité du support et la réalité du mur qui l’accueille. L’utilisation du néon comme nouvelle matière tant pour son pouvoir coloré que pour sa luminosité devient un matériau pictural au même titre que l’acrylique ou la toile. « j’ai découvert le néon. C’est la couleur vivante, une couleur par-delà la couleur ».
La forme en cœur, certes très banale dans sa symbolique, étonne par sa matière. Ce choix entre figure familière et matière futuriste correspond à la volonté de l’artiste de trouver une position médiane entre tradition et modernité.
De plus, dans cette œuvre, l’utilisation de la photographie n’est pas un moyen de créer un effet illusionniste mais d’établir des plans. Le visage de France devient objet sur le fond coloré tout comme le tableau s’objective par rapport à la découpe sur le mur.
Par divers procédés, notamment par un parti pris plastique antinaturaliste, il accentue le côté cliché publicitaire, idéalisant le modèle comme archétype de la beauté moderne, magnifié par le néon. On parle alors de « peinture à haute tension » ou bien encore « d’orgie solaire » en référence à la côte d’azur qui reste sa principale source d’inspiration.
A l’inverse de la majeure partie des membres du « Nouveau Réalisme » identifiés comme les poètes du rebut, Martial Raysse met à l’honneur le neuf, le clinquant, le cheap et le kitsch en série comme les nouveaux constituants de la beauté moderne véhiculée par la féerie des supermarchés.
S’il n’est pas le premier à utiliser le néon dans ses compositions (cf. Fontana), il est le premier à en faire un usage aussi souple et aussi systématique. L’antagonisme entre le trait et la couleur hante le travail de Raysse. Il s’inscrit parfaitement dans l’antique querelle qui a scindé le monde de l’art depuis l’antiquité : les adeptes du Gorgias de Platon où seul le trait est affaire de l’esprit tandis que la couleur (peinture cosmétique) est chose malfaisante, trompeuse, séductrice donc immorale. « Tout ce qui orne la femme, tout ce qui sert à illustrer sa beauté fait partie d’elle-même ; et les artistes qui se sont particulièrement appliqués à l’étude de cet être énigmatique raffolent autant de tout le mundus muliebris que de la femme elle-même » Baudelaire.
lundi 27 juin 2011
Pierre & Gilles
Née en même temps que leur histoire d’amour en 1976, la collaboration artistique de Pierre et Gilles n’a cessé depuis plus de 30 ans de mettre en commun leurs émotions et leur créativité au service d’une œuvre unique, mêlant photographie et peinture, devenue incontournable au sein de la scène artistique française et internationale.
Reflets intimes de leur univers quotidien, leurs créations se déploient, tel un vaste album de famille mettant en scène leurs amis anonymes ou célèbres. Leurs œuvres sont conçues sous la forme de photographies peintes, à travers un processus créatif précis. A partir d’un dessin de leur projet commun, ils créent eux-mêmes le décor de leur mise en scène théâtrale, usant d’artifices divers et d’accessoires ramenés de leurs nombreux voyages. mardi 21 juin 2011
Chiho Aoshima
Takashi Murakami
Takashi Murakami est représenté en France par la galerie Emmanuel Perrotin, Paris.
Murakami à Versailles
Deux ans après Jeff Koons, le grand cirque médiatique redémarre avec l’inauguration de l’exposition de Takashi Murakami au château de Versailles. Hélas, les ouvres de l’artiste japonais, resté très sage, sont écrasées par le poids-lourd baroque.
Car malgré le battage fait par des associations conservatrices fustigeant l’invasion de « l’étranger » Murakami et la pornographie de ses oeuvres, l’exposition reste bien sage, l’artiste et les organisateurs de l’exposition ayant décidé, par respect pour le public familial qui visite Versailles, de laisser dans leurs caisses les œuvres les plus provocatrices de Murakami. Lire l'article Murakami Versailles dans son intégralité.
Quelques œuvres majeures :
- Jellyfish eyes (2001)

jeudi 29 avril 2010
David Hull
David Hull vit et travaille aux Etats-Unis. Il est géologue et amateur d'un type de photographie bien particulière : le lancer d'appareil photo. Le principe ? Prendre des photos alors que son appareil fait des tours dans les airs. http://www.linternaute.com/photo_numerique/prise-de-vue/david-hull-david-hull-lanceur-d-appareil-photo/?f_id_newsletter=2865
Pour réaliser ces images, l'appareil photo est réellement lancé dans les airs, avec un effet de rotation qui permet au sujet lumineux de tracer des lignes plus ou moins aléatoires. Les motifs générés ne sont p
as sans rappeler le Spirographe ®, ce jeu de dessin permettant de tracer des courbes et figures géométriques. La lumière a une importance considérable dans les formes générées. Changeante, colorée, scintillante... Chaque type de lampe porte sa propre signature visuelle. Une lampe continue va marquer une ligne continue, à l'inverse une lampe de type stroboscopique va dessiner des pointillés plus ou moins longs en fonction de la vitesse de rotation.http://www.linternaute.com/photo_numerique/prise-de-vue/david-hull-david-hull-lanceur-d-appareil-photo/quel-type-de-lumiere.shtml?f_id_newsletter=2865
http://www.linternaute.com/photo_numerique/prise-de-vue/lancer-d-appareil-photo/?f_id_newsletter=2865
Gilles Thévenin
"Épisode"
J'aime beaucoup ces photographies, il a plein d'idée et souvent de très bonnes.Il travaille d'abord sur une mise scène avec un travail sur la lumière et le fond, il joue avec les objets comme le fait également le graphiste Michal Batory que j'adore !!
Mais lui ne se dit ni photographe, ni graphiste, il est architecte décorateur, il sait observer et surtout créer.
Comme il dit si bien : "Mon principe de photo est vraiment basique, j'utilise souvent le même système : fond noir, éclairage artificiel, un mini studio de poche d'un mètre carré dans un coin de mon bureau. J'utilise des moyens simples, à la portée de tous, encore faut-il avoir un sujet à photographier..."
"Poisson pas né"
http://phot
os.linternaute.com/auteur/6867073/1064173673/http://www.zphoto.fr/PHOTGIL
http://www.linternaute.com/photo_numerique/prise-de-vue/mises-en-scene-insolites/interview-gilles-thevenin.shtml
Il dessine également puis fais de la sculpture métallique et un peu de graphisme :
http://www.linternaute.com/humour/temoignage/appelatemoin/2565/vos-dessins-humoristiques/
"Amours Baveux"
mercredi 16 juillet 2008
Victor Molev

J'ai découvert cet artiste, Victor MOLEV.A gauche "A.P.Tchekhov" et "Sigmund Freud" en bas "Sandro Botticelli" (La naissance de vénus)
J'aime beaucoup ce qu'il réalise. Ces œuvres se regarde de deux façons différentes. Une vision globale du tableau, qui représente un portrait la plus part du temps, puis un regard détaillé et la vous serez surpris. Il a l'art d'assembler les choses et de jouer avec les couleurs pour arriver a son résultat final.
Il est né à Nijni-Novgorod (Russie) en 1955.
Il est diplômé de la Faculté d'architecture en 1976 et a travaillé comme architecte et peintre scénique du théâtre. Il a immigré en Israël en 1990. Victor était un membre de l'Association des peintres et des sculpteurs en Israël. Il est peintre et artiste graphique. Il a participé à de nombreuses expositions (à la fois individuels et généraux), en Russie, en Israël et en Europe.
Ses œuvres se retrouvent dans des collections privées à travers l'Europe, États-Unis, le Canada et Israël. En août 2006, il a déménagé au Canada. Maintenant, il vit à Richmond Hill, en Ontario.
http://www.victormolev.com/bio/bio.htm
dimanche 9 mars 2008
Uglydoll
Non pas encore ?
Enfin ceux sont de sympathique peluches en forme de monstres.
Leur origine vient d'une très belle histoire d'amour entre Marie Sun-Min Kim qui a créé, avec son compagnon David, la société de design Pretty Ugly.
Les peluches sont fabriquées à la main, en feutre polaire 100% polyester, elles sont lavables en machine et conviennent aux enfants de moins de 36 mois.
Elles existent en trois tailles : Small (environ 18 cm), Médium (environ 36 cm) et Large (plus de 60 cm).
http://www.shopatron.com/product/product_id=PUL10121/322.0.0.0.0.0.0http://www.doudou-shop.com/boutique/catalogue.php?menusel=4&selmenu2=52
http://www.annuaire-enfants-kibodio.com/actualites/uglydoll-peluche-20071129.html
Voir comment tout à commencer :
Pas seulement parce que les médias les plus influents (le New York Times, Time) se penchent sur le phénomène du succès en flèche de ces curieuses créatures. Ni parce que les boutiques branchées ou celles des musées les considèrent comme issues de la culture pop ou du design. Mais parce que ce sont des enfants de l’amour... L’amour de deux étudiants en arts décoratifs. Et que cela se devine.
L’histoire est jolie. Elle commence par la rencontre, en 1997, de deux étudiants en classe de dessin à la Parsons de NewYork (The New School for Design). David Horvath et Sun-Min Kim partagent un univers, et une passion : le jouet. La mère de David créait des prototypes pour Mattel ; Sun-Min réalisait des maisons pour ses poupées. En 2001, les parents de Sun-Min la rappellent en Corée. David s’envole pour Los Angeles, où il entre chez le distributeur Toys International. On s’écrit. Beaucoup. David gribouille sur un papier orange, en messager transi d’amour, un personnage aussi laid que craquant... auquel Sun-Min fait, pour Noël, la surprise de donner corps : 30 cm, tendre comme une peluche, plat comme une bouillotte, cousu main en feutre polaire orange, il sera nommé Wage.
David fonce partager son émerveillement avec son ami Eric Nakamura, qui vient d’ouvrir une boutique d’objets d’artistes, Giant Robot. Séduit par l’énergie que dégage cette Uglydoll aux yeux ronds et aux dents pointues, Eric en commande 20. Sun-Min coud, en dotant Wage d’un copain : Babo. Ils se vendent en quelques heures. Nouvelle commande, de 100 peluches, qui se vendent en 2 jours : le bouche-à-oreille a joué. On est en 2002. Six mois, 1500 créatures et une machine à coudre plus tard, il faut accélérer la cadence.
Dès 2003, les Uglydolls font leur apparition à la New York Toy Fair, et au San Diego Comi-Con. Elles récoltent des lauriers. Elles entrent dans les boutiques des musées : au MoMA, au Whitney Museum of American Art, au London Design Museum... Elles font parler d’elles dans la presse écrite et à la télévision. Et leur site web pétille d’humour.
David et Sun-Min ont engagé une équipe, monté en partenariat avec un copain, doué en finances, la société Pretty Ugly. Et puis ils se sont mariés l’an dernier, ont fait un bébé pour de vrai...
Après avoir étoffé la famille Uglydoll de nouvelles créatures. En trois tailles de peluches (18 cm, 30-36 cm, 60 cm) ; en clip-ons (10 cm) pour personnaliser les sacs à dos et autres ; en matières lavables (feutre polaire 100% polyester) ; et avec une personnalité de loustic gourmand, dont on vous donne les grandes lignes sur l’étiquette à son nom...
Source : http://www.annuaire-enfants-kibodio.com/actualites/uglydoll-peluche-20071129.html









